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La Grande île est le premier pays africain à lancer la 5G

Madagascar est le premier pays africain à bénéficier de la 5 G ! Propulsé par TELMA – l’opérateur télécom Malagasy du Groupe AXIAN – avec le soutien d’ERICSSON, la dernière génération de connectivité mobile à très haut débit est désormais opérationnel à Antananarivo.

Le nouveau réseau a été ouvert au Grand Public le 26 juin et fait de Madagascar le premier réseau commercial 5G en Afrique. Les deux usages clés de la 5G pour le marché Malagasy sont le haut débit mobile amélioré (eMBB) et l’accès sans fil fixe (FWA). Avec une plus grande capacité, des vitesses de données plus élevées et une latence réduite, cette nouvelle technologie permettra également de redessiner le paysage technologique et entrepreneuriale sur la Grande Île.
 

Pour Patrick Pisal-Hamida, administrateur directeur général de TELMA Madagascar : « « La 5G transformera la façon dont nous utilisons et adoptons la technologie et aura un impact énorme sur l’économie et le pays ». - DR
Pour Patrick Pisal-Hamida, administrateur directeur général de TELMA Madagascar : « La 5G transformera la façon dont nous utilisons et adoptons la technologie et aura un impact énorme sur l’économie et le pays ». – DR
 


Pour Patrick Pisal-Hamida, administrateur directeur général de TELMA Madagascar : « (…) Cette technologie apportera une vitesse élevée, une latence ultra-faible et une connectivité hautement sécurisée à un grand nombre d’appareils ; c’est une technologie qui ouvrira un large éventail de nouveaux usages via le réseau next-generation de TELMA, en particulier dans l’éducation et la santé. Nous sommes très fiers d’être parmi les premiers pays au monde à déployer cette technologie. C’est un nouveau pas en avant pour Madagascar en tant qu’un des principaux pays des TIC dans l’océan Indien et en Afrique».

Source

Le marché canadien à portée de main

Sous l’impulsion de la Chambre de commerce et de coopération Madagascar – Canada (CanCham), la Grande Île déploie les moyens pour développer les opportunités d’affaires avec le Grand Nord. Les échanges commerciaux, culturels et de coopération se multiplient.

Les marchés de niche représentent de grandes opportunités pour Madagascar. L’exportation de produits malgaches vers le Canada a par exemple rapporté à hauteur de 33 millions d’euros dans les secteurs les plus porteurs au cours de l’année 2017. L’appui de la CanCham y a entre autres contribué. Même si elle n’a été créée qu’en 2016, elle fait preuve d’un certain dynamisme. Comptant actuellement une soixantaine de membres, elle a mené deux missions économiques et commerciales concluantes en terre canadienne en 2017 et cette année. 
La deuxième mission comptant une délégation de 25 personnes issues de 13 organisations et entreprises malgaches a eu lieu dans les villes de Montréal, Ottawa et Toronto. La chambre y a organisé des conférences multisectorielles, des rencontres B2B, des tournées de familiarisation en entreprise et a également participé à deux salons d’envergures. Cela a permis d’établir plus de 900 contacts et effectué une centaine de rencontres. 

Cinq secteurs porteurs

D’ici 2020 ainsi, la CanCham ambitionne de rehausser de 10 % la valeur des exportations du pays à destination du Canada dans les secteurs les plus porteurs. Elle a d’autant plus maintenant des données fiables et sait sur quels secteurs miser. Suite à la première mission en effet, l’association a entamé un projet de « facilitation des échanges économiques et commerciaux durables et inclusifs entre les deux pays ». Ce projet a été mis en œuvre grâce à une subvention obtenue de l’Union européenne à travers le programme d’appui à l’emploi et à l’intégration régionale (Procom). L’objectif est de contribuer au renforcement des capacités des entreprises de Madagascar à exporter et investir dans les secteurs les plus porteurs identifiés. 
La finalité est de faciliter la mise en relations d’affaires entre les prospects potentiels canadiens et les entreprises malgaches. Les groupes cibles du projet sont ainsi les entreprises membres de l’association et les entreprises exportatrices de la Grande Île qui sont intéressées par le marché canadien. Dans le cadre du projet, une étude de marché a été réalisée permettant d’identifier dix secteurs porteurs dont cinq offrent le plus d’opportunités d’affaires au Canada. Ils portent notamment sur l’artisanat ou les articles faits à la main, le textile incluant les vêtements et accessoires, les aliments secs, le cacao et ses dérivés, l’huile essentielle et les produits de la mer.

Concours de la Sonapar

Dans l’optique du développement de la promotion des investissements, des échanges commerciaux, culturels et de coopération entre les deux pays en outre, la CanCham a signé un protocole d’accord de collaboration avec la Société nationale de participation (Sonapar), spécialisé dans le capital investissement et le financement d’entreprises. - DR
Dans l’optique du développement de la promotion des investissements, des échanges commerciaux, culturels et de coopération entre les deux pays en outre, la CanCham a signé un protocole d’accord de collaboration avec la Société nationale de participation (Sonapar), spécialisé dans le capital investissement et le financement d’entreprises. – DR
 

Les deux parties s’accordent à collaborer dans la détection et l’accompagnement des projets à fort potentiel de croissance pour lesquels Madagascar a des avantages comparatifs tels que l’agribusiness, l’industrie légère exportatrice comme le textile/habillement, les infrastructures en partenariat public-privé, les mines, les technologies de l’information et de la communication, le tourisme. 
La chambre impliquera de même la Sonapar dans les projets nécessitant la présence de partenaires financiers malgaches et facilitera la mise en relation avec les promoteurs de projets et porteurs d’affaires potentiels pour la Grande Île. Par ailleurs, cet accord assurera la mise en place d’une synergie afin de faire face aux facteurs de blocage et difficultés rencontrées par les porteurs de projets à Madagascar, notamment en termes d’accès au financement.
« Toutes les conditions sont réunies pour que les échanges commerciaux entre les deux pays se développent exponentiellement », se félicite Haja Rasambainarivo, vice-président de la CanCham.
 

Source – EcoAustral

Le projet Volobe en bonne voie

Le courant passe. Un accord-cadre a été conclu à Paris entre le ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Hydrocarbures et le consortium Compagnie générale hydroélectrique de Volobe (CGHV). Cet accord prévoit, dans le cadre de la construction de la centrale hydroélectrique de Volobe, l’engagement de l’État malgache à étudier, financer et construire la ligne d’interconnexion et les postes de sous-stations entre les réseaux d’Antananarivo et de Toamasina, avant la mise en service de la centrale. Cette dernière, d’une puissance de 120 mégawatts, assurera une production moyenne estimée à 750 gigawatts-heures par an. Elle permettra, dès sa mise en fonction en 2023, de se substituer à la production d’électricité́ à base de diesel et de fuel lourd et d’alimenter plus de 360 000 foyers (soit près de 2 millions de personnes). 

Source – EcoAustral

Jusqu’à 10 000 dollars pour 320 jeunes agripreneurs

Le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche et la banque BNI Madagascar ont signé le 8 avril dernier une convention de partenariat pour financer et aider dans leurs projets professionnels 320 jeunes agripreneurs (entrepreneurs des secteurs de l’agriculture et de l’agribusiness). Il sera octroyé à chacun d’eux un prêt d’un montant maximum de 10 000 dollars, à un taux préférentiel de 9,5 %, garanti à 100 % par le fonds mis en place à la BNI Madagascar par le programme Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes dans l’agriculture et l’agro-industrie (Pejaa). Lancé en 2018, en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD), ce programme vise la formation de 120 jeunes par an dans des centres incubateurs situés à Antsirabe, Toamasina (Tamatave) et Vohipeno.
À l’issue de la formation, le business plan des 320 candidats sera soumis à examen en vue d’un prêt bancaire qui leur permettra de s’installer dans les meilleures conditions. Depuis le lancement de la phase pilote en 2018, 29 business plans ont déjà été approuvés par la banque et seront les premiers servis dans la mise en œuvre de cette convention. 

Source – EcoAustral

Noro Andriamamonjiarison : « Il faut relancer la formation professionnelle à Madagascar ! »

Avec le soutien de l’Agence française de développement (AFD), Noro Andriamamonjiarison, présidente du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le syndicat du patronat, a contribué à la mise en place du premier fonds dédié à la formation professionnelle de l’île. Elle revient sur les conditions de sa mise en place.

Comment est née l’idée de ce fonds ?

Noro Andriamamonjiarison : 
D’abord, je suis personnellement convaincue que si l’on veut développer notre pays, la formation et l’éducation sont essentielles. Je suis moi-même un pur produit de l’éducation nationale malgache. En tant que responsable d’une organisation patronale, il ne m’appartient pas d’agir sur l’éducation de base, c’est la prérogative du gouvernement ! L’idée de ce fonds est aussi née du constat que beaucoup d’employeurs malgaches ont pu faire : sur le terrain, nous avons vraiment beaucoup de mal à trouver des employés dotés des compétences adéquates. D’où la nécessité de mettre l’accent sur la formation des jeunes, d’autant plus qu’ils vont être de plus en plus nombreux à entrer sur le marché du travail dans les prochaines années. 
Il y a plusieurs secteurs qui ont de gros besoins en formation. Notre objectif est de commencer par les secteurs prioritaires tels que le textile, le BTP, le travail en call center, de se concentrer sur les petits métiers de base (maçons, carreleurs, couvreurs…) ensuite passer à des compétences plus transversales, comme la maintenance industrielle, les compétences commerciales…
Il y a déjà eu plusieurs tentatives pour mettre en place le fonds dans le passé, qui ont toutes échoué. Il y a trois ans, nous avons rencontré le ministre et nous avons décidé d’inclure la création d’un fonds de formation professionnelle à la politique nationale de l’emploi et de la formation professionnelle.

Comment êtes-vous parvenue à mettre d’accord tout le monde pour que ce fonds voie le jour ?

Négocier une nouvelle taxe avec les entreprises, c’est un combat qui prend plusieurs années. Surtout lorsqu’il s’agit d’une cotisation qui représente 1 % des charges salariales des employeurs ! Nous nous sommes battus avec les partenaires sociaux pendant trois ans auprès des entreprises, surtout les grandes. Il a fallu y aller au forceps, leur faire comprendre que vu le déficit de formation, il fallait que tout le monde fasse des efforts. Je dirais que la plus grosse difficulté a été de convaincre les grandes entreprises qui, elles, avaient déjà investi dans des centres de formation en interne. 
Il est d’ailleurs prévu de leur rembourser ces formations faites en interne. Ensuite, il y a eu toute une phase de démarches administratives, avec parfois des retours en arrière, du fait du manque de coordination entre les différentes directions. Cette phase a également été assez longue.

Pourquoi avoir souhaité confier la gestion du fonds au secteur privé ?

Effectivement, nous voulions absolument que la gestion de l’organisme chargé du recueil des cotisations soit confiée au secteur privé, et non au Trésor. C’était un point non négociable pour les entreprises. Nous avons également réalisé un benchmark des fonds similaires développés un peu partout dans le monde, et en Afrique en particulier. Celui-ci montre bien qu’une gestion privée est garante d’une plus grande transparence dans l’attribution des fonds récoltés auprès des entreprises.
Autre point important : les cotisations récoltées auprès des entreprises ne financeront que la formation pour l’économie formelle. C’est tout à fait logique, car les employeurs ne souhaitent pas financer des entreprises qui ne paient pas d’impôts. Mais comme l’économie informelle est également une source considérable d’emplois dans notre pays, plusieurs bailleurs internationaux, dont l’AFD, vont contribuer au financement de la formation professionnelle dans l’économie informelle. La gestion de ces fonds sera confiée au même organisme, à travers un guichet dédié. Les premières cotisations des entreprises malgaches ont été versées dès avril.

(Source : Agence française de développement)

Banque mondiale : 150 millions de dollars pour améliorer l’accès à l’électricité

La Banque mondiale vient d’approuver un crédit de 150 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) afin d’améliorer l’accès des ménages, entreprises et centres de santé aux services d’électricité. Actuellement, avec un taux d’électrification de seulement 15 %, environ quatre cinquièmes de Madagascar restent « dans le noir », excluant une grande partie de la population de l’économie numérique et des services publics modernes tout en limitant gravement la compétitivité du pays. De plus, le manque d’électricité affecte de manière disproportionnée les zones rurales, les pauvres et les ménages dirigés par une femme.
« Le développement social et économique de Madagascar est limité par le manque de services d’électricité », a déclaré Coralie Gevers, représentante de la Banque mondiale à Madagascar. « Ce projet contribuera à l’objectif du gouvernement de doubler l’accès à l’électricité dans le pays d’ici 2023 grâce à des investissements efficaces au moindre coût, tant dans les solutions de réseau que hors réseau, ainsi qu’à l’objectif de rationaliser davantage la gouvernance du secteur dans le but d’accroître les investissements du secteur privé dans l’accès à l’électricité. »


Technologies à faible coût


Le projet de développement à moindre coût de l’accès aux services électriques (Least-Cost Electricity Access Development Project – LEAD) financera des investissements rentables dans l’extension et la densification du réseau à l’aide d’outils de planification de pointe et de technologies à faible coût, afin de maximiser le nombre de nouveaux raccordements par dollar dépensé. « LEAD utilisera de manière stratégique des technologies révolutionnaires, notamment l’imagerie par satellite et l’analyse géospatiale, afin de hiérarchiser les zones d’extension du réseau, ainsi que des systèmes domestiques solaires de qualité certifiés dotés d’une technologie de batterie avancée pour atteindre les ménages pauvres dans des zones éloignées beaucoup plus rapidement et à moindre coût que toute solution basée sur le réseau », a déclaré Jan Kappen, chef de l’équipe de la Banque mondiale pour l’opération. 
Avec sa composante hors réseau, LEAD créera l’un des plus importants fonds de développement de marché en Afrique subsaharienne pour inciter les entreprises du secteur privé et les institutions financières à accélérer l’extension du marché de la technologie solaire hors réseau. « Le projet encouragera l’innovation Fin Tech malgache en développant l’utilisation de systèmes de paiement mobiles pour canaliser les crédits à la consommation pour les kits solaires hors réseau vers les ménages pauvres en dehors du système bancaire formel », a également fait valoir Jan Kappen.
Grâce à la conception des composantes réseau et hors réseau qui se renforcent mutuellement, le projet devrait électrifier au moins 1,7 million de personnes, dont 10 000 entreprises et 750 centres de santé.

Source – Eco Austral

Ravinala Airports : Un nouvel aéroport utile pour le développement selon David Malpass



« Ce projet est essentiel pour le développement de Madagascar ». C’est ce qu’a notamment déclaré David Malpass, le Président de la Banque Mondiale, lors de la visite qu’il a effectuée au nouveau terminal de l’aéroport international d’Ivato, le 30 avril dernier.  C’était lors de la première visite officielle effectuée par le nouveau Président de la Banque Mondiale et qu’il a commencé à Madagascar. Faut-il en effet rappeler que la Banque Mondiale figure parmi les bailleurs de fonds de ce nouvel aéroport, à travers la Société Financière Internationale. Selon David Malpass,  ce projet va contribuer au développement de Madagascar à travers la relance du secteur du tourisme, la création d’emploi et la promotion de l’image de Madagascar sur le plan international.

On rappelle que  la société Ravinala Airports  a signé en 2015, un contrat de concession de 28 ans pour les deux aéroports d’Antananarivo Ivato et de Nosy- Be Fascène.  Formé par le Groupe ADP (35 % de l’actionnariat via sa filiale ADP Management), le groupe Bouygues (20 %) –  aux travers de Bouygues Bâtiment International et Colas Madagascar, filiale de Colas, à parité, et Meridiam (45 %),  Ravinala  Airports – assure depuis  décembre 2016, l’exploitation des  deux aéroports  en question. Les travaux avancent à grand pas car le nouvel aéroport sera inauguré d’ici quelques mois. Un nouvel aéroport bâti sur une surface  totale de 17.500 m², et comprenant  deux halls sur deux étages mesurant chacun 170  mètres de long, entièrement climatisés, plusieurs comptoirs de check-in, un scanner 3D capable de traiter 1500 bagages à l’heure, trois autres scans à bagages pour différentes utilités,  des escalators, des ascenseurs, des espaces pour le commerce et la restauration… Autant d’infrastructures actuellement en cours d’installation, et qui feront du nouveau terminal de l’aéroport international d’Ivato, l’une des plus grandes infrastructures modernes que compte le pays, ces dernières années.

R.Edmond.

Source : Ravinala Airports : Un nouvel aéroport utile pour le développement selon David Malpass



Telco SA (Axian) reçoit un prêt de 13 millions d’euros pour se renforcer

La Société financière internationale (SFI), organisation du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, annonce qu’elle va accorder une ligne de crédit de 15 millions de dollars (13 millions d’euros) à Telecom Comores (Telco SA), l’opérateur de téléphonie mobile basé aux Comores. Le financement permettra de renforcer les infrastructures de communication mobile et de connexion Internet de Telco SA, afin d’offrir «  de meilleurs services aux industries dépendantes d’une communication fiable, y compris d’une technologie financière », a indiqué Stéphane Teyssedre, le directeur général de la société.
L’opérateur privé a démarré ses activités aux Comores en décembre 2016, après l’obtention de la deuxième licence télécom du pays. Il est le fruit d’un joint-venture entre le groupe malgache Axian (Telma) de Hassanein Hiridjee et NJJ Capital, holding d’investissement de Xavier Niel, Président-directeur général d’Iliad. Les Comores sont l’une des trois  extensions internationales du Groupe Axian dans le domaine des  télécoms. Il y a d’abord eu en 2015, avec Iliad, la création de la société Télécom Réunion Mayotte (TRM), après le rachat de la branche mobile d’Outremer Telecom (Only), puis l’acquisition en mai 2018, avec les groupes Teyliom et NJJ Capital, de l’opérateur télécom sénégalais Tigo, permettant au groupe malgache de s’implanter cette fois sur le continent africain.

Développer la concurrence

L’investissement que réalisera Telco SA grâce au financement de l’IFC servira notamment à développer  la concurrence  sur un marché longtemps monopolisé par l’opérateur historique Comores Telecom. Cela au bénéfice des populations qui devraient voir l’amélioration de la couverture réseau et de la qualité de service, l’augmentation du taux de pénétration du mobile, la démocratisation de l’Internet et le développement du mobile banking.
Visant pour les Comores une couverture de 98 % du territoire  et la conquête de 400 000 abonnés d’ici à 2020, le Groupe malgache ne cache pas son ambition «  d’animer la concurrence, comme Axian a su le faire à Madagascar à travers Telma, et Iliad avec Free, en France. Nous souhaitons faire accéder les Réunionnais, les Mahorais et les Comoriens à la promesse numérique en développant la 4G, l’ADSL et la fibre optique. Nous serons ainsi partie prenante du plan de développement du très haut débit dans ces trois îles. Notre ambition : doter les îles d’un réseau de télécommunications de dernière génération pour les ouvrir sur le monde. » 

Source – EcoAustral



Coopération sud-sud : Une ambassade malgache dans les prochaines semaines à Rabat

Les ministres des Affaires étrangères malgache et marocain, le 26 mars, à Marrakech. – Agence marocaine de presse

La première session de la Commission mixte de coopération Maroc-Madagascar s’est tenue à Marrakech le mardi 26 mars, co-présidée par le ministre des affaires étrangères de la République de Madagascar, Andriantsitohaina Franck Michel Niaina, et le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita. Ce dernier a rappelé que cette relance des relations bilatérales vient concrétiser les décisions prises lors de la visite du roi Mohammed VI à Madagascar en novembre 2016 de « placer ces relations dans un niveau d’ambition plus élevé et d’enrichir son contenu par des actions concrètes ».
Lors de la visite de Mohammed VI, quelque 22 accords avaient été signés et des projets structurants avaient été lancés dans les domaines de l’aménagement territorial, la santé, la formation dans les métiers du BTP et le tourisme, entre autres.
La Commission mixte de coopération permettra d’assurer le suivi des accords conclus, de les adapter aux priorités des deux pays et d’avoir un mécanisme pour évaluer les progrès et la mise en œuvre des différents accords.  

Neuf accords de coopération

« Nous avons convenu de l’ouverture dans les prochaines semaines de l’ambassade de la République de Madagascar à Rabat, qui sera un atout de nature à donner une impulsion à nos relations bilatérales », a  également annoncé le ministre marocain. « Nous allons œuvrer pour que cette relation puisse être un modèle de coopération sud-sud  », a-t-il ajouté, formulant le vœu que le cadre juridique attire d’autres acteurs notamment le secteur privé pour accompagner les efforts de développement dans les deux pays.
La première session de la Commission mixte de coopération Maroc-Madagascar a été marquée par la signature de neuf accords de coopération dans les domaines de la décentralisation, la formation diplomatique, le domaine social, l’éducation et la recherche scientifique, l’aménagement du territoire national, l’urbanisme, l’habitat et la politique de la ville, la jeunesse et les sports et le domaine médical et sanitaire. Elle a été aussi marquée par la signature d’une convention de jumelage et de coopération entre le Centre hospitalier universitaire (CHU) Ibn Sina et le CHU Joseph Ravoahangy Andrianavalona d’Antananarivo. Cette convention vise le perfectionnement professionnel des personnels hospitaliers et la contribution du CHU Ibn Sina de Rabat à l’amélioration du fonctionnement du CHU d’Antananarivo et à l’amélioration de ses compétences.
(Source agence marocaine de presse)

Source – EcoAustral



Andry Rajoelina s’engage pour la croissance verte



L’Île Rouge redeviendra-t-elle l’Île Verte ?

C’était en tout cas l’un des engagements majeurs du candidat Andry Rajoelina, lors des dernières présidentielles, dans le cadre de son programme électoral « Initiative pour l’émergence de Madagascar ». Deux mois après son élection, la reforestation est bel et bien au programme avec le lancement officiel le 2 mars dernier de la campagne nationale visant le reboisement chaque année de 40 000 hectares en plantant un minimum de 40 millions de jeunes pousses, grâce à la mobilisation de 6 millions de personnes (élèves, étudiants et militaires). Pour cela, 2,5 milliards d’ariary (620 millions d’euros) sont alloués au ministère de l’Environnement, complétés par un financement de 35 millions d’euros octroyé par la Banque mondiale et la Banque Africaine de Développement (BAD). 

Volontarisme politique

Érigée en cause commune, la campagne invite chaque citoyen à planter au minimum 10 plants par an que l’Etat fournira grâce à des pépinières installées dans les 22 régions du pays. C’est la première fois qu’on assiste à une véritable initiative nationale en la matière et qu’une politique environnementale claire est engagée, les programmes forestiers ayant toujours été jusque-là financés par des bailleurs de fonds. Un enjeu économique capitale pour la Grande Île quand on sait que depuis l’indépendance en 1960, le pays a perdu 45 % de ses forêts. Culture sur brûlis, charbonnage, coupe de bois de rose… la tendance s’est même accélérée ces dernières années, 2017 ayant connu un pic de déforestation sans précédent.

« Prise de conscience absolue »

Le 14 mars dernier, la venue d’ Andry Rajoelina au One Planet Summit, à Nairobi (Kenya), lui avait permis de dévoiler son ambitieux plan de reforestation et de réitérer son engagement environnemental lors de sa rencontre avec la diaspora malgache. En marge de l’événement, il avait pu échanger avec les présidents français et kényan Emmanuel Macron et Uhuru Kenyatta sur des questions de sécurité, d’environnement et d’agriculture. « Aujourd’hui, la prise de conscience est absolue, la volonté politique est plus que jamais présente et l’optimisme est là. Madagascar est prêt à s’engager dans le virage de la croissance verte », avait déclaré le président malgache, toujours à Nairobi, devant la quatrième Assemblée générale des Nations unies sur l’Environnement.
 Des puces au secours des zébus
Dans le même ordre d’esprit, intervenant sur le volet sécuritaire, le candidat Andry Rajoelina avait promis de mettre fin à un autre fléau national, les vols de zébus, en recourant aux nouvelles technologies. C’est ainsi que depuis le 1er avril, des puces sont implantées dans chaque bovin. Grâce à ces implants électroniques ingérés dans l’estomac, l’animal peut être géolocalisé à tout moment en cas de vol. En 2017, pas moins de 30 000 zébus ont été volés malgré les opérations de contrôle et de répression parfois sanglantes engagées par la gendarmerie contre les « dahalo », les voleurs de zébus.

Source – EcoAustral